Comment dépasser le découragement en tant qu'entrepreneur.e

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de joie, un ressenti qui, parfois, nous file entre les doigts quand des choses intenses bougent à l’intérieur ou à l’extérieur de soi.

L’entrepreneuriat, c’est clairement plus un marathon qu’un sprint. Alors, c’est normal de vivre des moments de découragement sur le chemin.

J’ai vécu un moment comme cela très récemment. Un sentiment de découragement, de grande fatigue, malgré une semaine de repos. Tu sais, ces moments où on se dit « à quoi bon ? » ou « ai-je vraiment ce qu’il faut pour être [mets ce que tu veux ici] ? ».

J’avais envie aujourd’hui de te partager comment mieux naviguer ces ressentis, déjà pour te dire que tu n’es pas seul(e) à les vivre, et t’offrir des pistes de réflexions si toutefois tu vis un moment identique.

Au sommaire de cet article, nous verrons :

1. Reconnaître ces cycles et respirer les émotions vécues
2. Piste #1 : Faire quelque chose de complètement différent
3. Piste #2 : Changer ce qu’on fait au sein de notre business
4. Piste #3 : Changer la manière dont on fait les choses
5. Piste #4 : Se sentir découragé.e par manque de résultats

1. Reconnaître ces cycles et respirer les émotions vécues

Ces moments, je les connais et les reconnais. Ils font partie du voyage initiatique de l’artiste ou de l’entrepreneur.

L’erreur serait de succomber aux émotions négatives qui nous traversent, tomber dans un gouffre d’auto-sabotage, et jeter le bébé avec l’eau du bain.

Il y a quelques années, quand cela arrivait, je me surprenais à regarder des offres d’emploi dans mon domaine pour éventuellement repartir dans la (fausse) sécurité du salariat. Et puis très vite, une voix en moi montait et me disait : « Non, mais, tu sais bien que ce n’est pas du tout ce que tu veux. Rappelle-toi pourquoi tu as pris ce chemin. ».

Et effectivement, je me reconnectais aux choix et décisions qui avaient motivés cette prise de risque d’être entrepreneure (parce que c’en est une !).

Aujourd’hui, quand je vis ces moments, je n’ai plus ce réflexe. Je me laisse traverser par toutes les émotions liées à cette démotivation et ce découragement. Je ne les contrôle pas, je ne les analyse pas tout de suite. Je laisse juste faire. Je respire dedans.

Pourquoi ? Parce que je sais que ces moments arrivent toujours quand je suis en train de dépasser un plafond de verre, quand je ne suis plus tout à fait alignée à ma mission de cœur ou quand une prise de conscience est sur le point d’émerger.

Puis, quand l’émotion est vécue et transmutée, c’est là que l’analyse peut se faire.

Ces moments sont tout aussi importants que ceux où on l’est en pleine possession de nos moyens, où tout roule et où tout est fluide. Tels des messagers, ils annoncent toujours un nouveau cycle de transformation.

Où je regarde pour transformer cette prise de conscience en stratégie actionnable ?

Voici quatre pistes à explorer.

2. Piste #1 : Faire quelque chose de complètement différent

C’est la moins bonne piste à suivre et pourtant, c’est pourtant celle-ci qu’on envisage souvent en premier. Tu sais, ce sentiment d’en avoir marre de ton job, l’impression d’en avoir fait le tour au point que tu rêves de faire quelque chose de complètement différent.

Alors, tu te surprends à regarder les offres d’emploi, à lorgner sur des formations diplômantes dans un domaine qui te passionne ou que tu trouves hyper attractif « sur le papier », ou à vouloir changer complètement l’audience (la niche) de tes accompagnements.

J’ai vécu ces moments à deux reprises.

En 2017, lorsque j’ai perdu l’intérêt et la motivation pour la correction de romans, j’ai eu envie de me lancer dans les soins énergétiques. Je m’étais formée pour ma propre guérison émotionnelle, et je me suis dit que cela serait passionnant et gratifiant d’accompagner les autres sur leur propre chemin de guérison.

Cela n’a pas marché ! Je n’ai pas du tout assumé de me nommer « Energéticienne » ou « Guérisseuse », cela a réveillé un gros syndrome de l’imposteur et d’illégitimité chez moi ! Et c’est tant mieux ! Parce mon rôle de guérisseuse et mon côté intuitif & connecté s’expriment tous les deux dans mon métier aujourd’hui. Mais pas comme je l’avais envisagé !

En fin d’année dernière, également, j’avais pris la décision d’accompagner les entrepreneurs sur leur marketing & communication. Cela est arrivé sur invitation de clientes auteures et de membres de mon entourage qui sont aussi entrepreneures. Elles voulaient des conseils et un accompagnement sur la meilleure façon de communiquer sur leurs offres et de créer un lien avec leur communauté. J’ai répondu oui à cette invitation parce qu’à l’époque, j’avais le sentiment d’être enfermée dans mon rôle de coach littéraire.

Curieuse de nature et aimant la diversité, je me suis dit qu’accompagner divers publics créatifs, et diversifier mes offres allaient nourrir mon côté multi-potentiel. Mauvaise pioche ! Cela m’a épuisé énergétiquement, a brouillé mon message-clé, le rendant moins impactant et reconnaissable. Et donc surtout moins efficace et attractif pour mon audience de cœur, qui sont les auteurs qui veulent se lancer dans l’écriture d’une histoire.

Plutôt que de brûler complètement les ponts derrière toi, et de repartir de zéro en réinventant l’eau chaude à chaque fois, je te propose d’explorer trois meilleures pistes pour « retomber en amour » avec ton business. Peut-être qu’il y a un changement à faire dans ce que tu fais. Peut-être c’est la manière dont tu le fais qui ne te convient plus. Ou encore est-ce le manque de résultats qui te plombent les ailes, ce qui nécessite de poser un autre regard et voir ce qui bloque ton succès ?

Regardons ces trois meilleures pistes en détail.

3. Piste #2 : Changer ce qu’on fait au sein de notre business

La majorité des entrepreneurs qui démarrent pensent que ce qui fait le succès d’un business, c’est le marketing. Créer du contenu et être ultra présent sur les réseaux sociaux. Pour moi, c’est la partie visible de l’iceberg, mais c’est une petite partie. Cela participe au rayonnement de ton activité, mais ça ne fait pas tout. Ce qui soutient la rentabilité de ton business, et je le tiens d’un coach marketing canadien reconnu dans son domaine d’expertise, c’est ton business model (offres et services).

Et je rajouterais aussi que c’est ta capacité à maintenir une énergie constante et pérenne sur la durée. Soutenir cette fameuse fréquence énergétique, qui est magnétique pour ton audience. J’ai remarqué que je n’attirais pas de clients lorsque mon énergie était vraiment au ras des pâquerettes. Pourquoi ? Parce que la vie ne m’envoie rien qui puisse aggraver la situation ! Prendre soin de son écologie intérieure et recharger ses batteries est donc essentielle pour notre entreprise.

Ainsi, questionne si ton business model est vraiment soutenant pour toi, sur le plan de la rentabilité et de ton énergie. Est-ce que tes offres sont alignées à ce que tu veux faire vraiment et à ce qu’ont besoin tes clients idéaux ?

Pour te faire un partage d’expérience, j’ai eu envie plusieurs fois de tenter les accompagnements de groupe en coaching. D’abord, parce que je crois en la force et la magie du collectif. Puis, parce qu’en coaching littéraire, cela me permet de mutualiser les enseignements plutôt que de les répéter individuellement à chacun. J’y voyais un gain d’énergie intéressant. Cela partait donc d’une vraie réflexion, sauf que…

En tant que Projector en Human Design, soutenir un groupe et soutenir un individu, ce n’est pas la même exigence au niveau énergétique pour moi. Mon aura de Projector est bien plus efficace et impactant lorsque je peux donner toute mon attention à un seul client, qui se sent vu, reconnu et soutenu dans sa démarche artistique. Ou alors, à un tout petit comité (3 personnes environ), pour allouer un temps de qualité à chacun, mais ce n’est guère rentable pour un accompagnement de groupe, il faut l’avouer.

Donc, c’est important de se poser les bonnes questions. Est-ce que tu fais du groupe alors que tu pourrais bien mieux mutualiser tes connaissances/ton expertise via des formations en ligne, te créant ainsi des revenus passifs tout en dégageant du temps pour autre chose ? Est-ce que tu t’épuises à faire un accompagnement 1 :1 sur une longue période, alors que tu es plus percutant(e) sur des sessions uniques ? Si tu es artiste, est-ce que tu offres une création sur-mesure alors que tu pourrais mieux diffuser ton territoire artistique en créant des pièces uniques ou des collections éphémères que tu vendrais ensuite ?

Un autre aspect qu’il est important de regarder aussi, c’est l’administration et tous les systèmes et automatisations que tu peux mettre en place sur des tâches sur lesquelles tu n’as aucune valeur ajoutée, mais qui te demandent quand même de fournir de l’énergie.

Je pense notamment à la prise de tes rendez-vous directement en ligne, à la publication et programmation simultanée de ta communication sur plusieurs réseaux sociaux ou pour ta newsletter, déléguer certains aspects de ton business que tu n’aimes pas ou sur lesquels tu n’as pas d’expertise/vrais talents (assistante administrative, webdesigner, copywriter, community manager, etc.). Imagine toute l’énergie que tu pourrais récupérer pour l’allouer à ton cœur de métier !

Action suggérée

Ouvre une feuille blanche Word ou Google Doc, et essaie de répondre à ces deux questions : 

1. Au cours du trimestre/semestre/année qui vient de se terminer, qu’est-ce qui ne m’a apporté aucune joie ? Quels ont été mes plus gros challenges et/ou mes plus grosses déceptions ? Et quels enseignements j’en ai retiré ?

2. Comment se répartit mon chiffre d’affaires sur l’ensemble de mes offres ? Quelles offres sont les plus plébiscitées (et/ou celles que je prends plaisir à en faire la promotion et/ou à exécuter) ? Quelles offres ne décollent pas (et/ou celles que je ne prends pas plaisir à marketer et/ou à exécuter) ?

Puis à l’analyse de tes réponses, prendre la décision d’arrêter, mettre en pause ou de revoir la façon dont tu délivres tes offres (= le cadre), ou de questionner si tu pratiques un marketing qui te ressemble, qui est notre prochaine piste.

4. Piste #3 : Changer la manière dont on fait les choses

Parfois, ce qui nous amène à être déconnecté(e) de notre business ou notre cœur de métier au point d’en être dégoûté(é) est la manière dont nous délivrons nos services et accompagnements.

J’ai rencontré cette problématique à mes débuts de coach littéraire. La plupart des éditrices freelances et coaches littéraires offrent des lectures critiques de manuscrit. Donc, j’ai proposé le même service. Sauf que je n’aime pas cet exercice éditorial.

D’abord parce que cela nécessite de communiquer à l’auteur.e une grosse quantité d’informations à digérer en un seul bloc – y compris les mauvaises nouvelles ! -, et à processer pour que l’analyse puisse être transformée en actions concrètes et efficaces au niveau du manuscrit.

De mon côté, j’ai trouvé l’exercice très lourd, fastidieux, long, énergétiquement plombant, car j’anticipais sûrement les mauvaises nouvelles à annoncer, ce qui ne m’amenait aucune joie, même si je savais que cela faisait partie du job et que c’est ce qu’attendait un(e) auteur(e) pour avancer sur son manuscrit.

Quand ça s’était vu, je me suis demandé comment fournir un travail d’analyse de qualité tout en évitant à mes clients d’être découragés à l’avance par l’ampleur de la tâche à accomplir, et de ressentir du plaisir et de la joie dans mon métier.

C’est grâce à cette prise de conscience que j’ai fait le choix de me positionner sur le développement d’une histoire, peu importe l’avancée de l’auteur.e sur son projet. Ensemble, on explore les arcanes de son histoire pour bâtir de solides fondations. Ensuite, l’auteur.e part en écriture ou dans la réécriture de son manuscrit sur cette base.

Non seulement, c’est tout aussi aidant pour l’auteur.e qui a maintenant une vision bien plus riche de son histoire et une feuille de route pour la suite, mais j’éprouve aussi beaucoup de joie à brainstormer avec lui/elle. Je prends du plaisir et j’active ma zone de génie.

L’autre aspect que tu peux regarder aussi, c’est la façon dont tu pratiques ton marketing. On peut facilement faire fausse route en écoutant un peu trop religieusement les conseils de coaches business ou autres experts en marketing : être régulier, constant, présent plusieurs fois par semaine, avoir une ligne éditoriale bien définie, une stratégie, un plan média, faire de la pub, etc.

Pff, rien que de l’écrire, ça m’épuise déjà !

Mais surtout, est-ce que c’est juste ? Est-ce pertinent pour ton business ? Est-ce aligné à ton processus créatif et à ton fonctionnement naturel ? Est-ce que c’est naturel pour toi ou tu sens à l’avance que cela va te demander de fournir une énergie de dingue ?

Partage d’expérience

En Human Design, j’ai le profil 4/6.

La ligne 4, son nom officiel est l’Opportuniste. Mais c’est l’archétype même du réseauteur. C’est un profil qui est là pour créer du lien et des relations profondes dans la durée. Mes meilleures opportunités – que ce soit au niveau perso ou pro – se font grâce et au sein de mon entourage (c’est d’ailleurs comme cela que j’ai pu trouver facilement et rapidement un appartement en Ariège).

La ligne 6, c’est le Role Model. Celui qui expérimente d’abord, puis qui est en haut de la montagne et qui observe le monde (intérieur/extérieur), puis qui guide les autres, fort de son expérience.

Ma stratégie en tant que Projector est d’attendre la reconnaissance (=vibratoire, s’entend) et l’invitation. Parce que j’ai une aura pénétrante et que je vois des choses que les personnes ne voient pas sur elles-mêmes, il est énergétiquement plus correct pour moi d’attendre le feu vert de la personne pour que je puisse pénétrer son champ énergétique et de lui partager ce que je vois. Si je n’attends pas cette permission (verbale ou dans le subtil), mes conseils sont, au mieux, non pris en compte ; au pire, très mal accueillis et rejetés d’emblée avec un sentiment de « Mais de quoi elle se mêle ? ». Pas super, comme ressenti !

Cela veut dire quoi en termes marketing ?

Cela veut dire que cela ne sert à rien pour moi de parler à des inconnus, donc à pratiquer un marketing « froid » (publier sur les réseaux sociaux, démarcher directement des prospects). J’ai besoin que les gens me connaissent personnellement pour pouvoir être invitée à les accompagner. Être dans le forcing me desservirait, serait contre-productif et m’épuiserait sans que je n’aie des résultats satisfaisants. Donc découragement et amertume à la clé !

Ma meilleure stratégie est de partager un maximum, sans attentes ni agenda, sur mon cœur de métier, sur ce qui m’anime, sur ce que j’observe dans mon cheminement d’entrepreneure et femme créative, et attendre que cela résonne auprès de mon audience, qui sera en mesure de me reconnaître comme la meilleure ressource pour les accompagner.

Puis, écouter mon autorité intérieure, qui est émotionnelle, pour sonder si j’ai envie de cette collaboration. Si c’est le cas, fournir un travail qualitatif pour que ces clients parlent de moi autour d’eux et fassent mon marketing à ma place !

Sur cet aspect aussi de ton business, il est important de sonder en toi si tu pratiques un marketing qui te ressemble vraiment, qui est fluide, énergétiquement correct pour toi. Donc un marketing efficace. Un marketing qui t’épuise, où tu as l’impression d’être inauthentique, ne peut pas être considéré comme efficace.

Peut-être est-ce plus à ton service de publier en mode spontané plutôt que d’avoir une ligne & stratégie éditoriales ? Peut-être serais-tu plus productif(ve) en écrivant plusieurs posts à l’avance et en les programmant, parce que ton énergie est plus optimale sur des gros créneaux de 2-3 heures, plutôt que d’essayer d’être présent(e) et régulier(e) plusieurs fois par semaine ?

Action suggérée

Ouvre une feuille blanche Word ou Google Doc, et essaie de répondre à ces trois questions :

1. Est-ce que la façon dont je délivre mes services ou mes accompagnements participe à ce ressenti de lourdeur et de découragement ? Qu’est-ce qui me plombe tout particulièrement ?

2. Que voudrais-je repenser ou faire différemment pour m’amener plus d’entrain ? Que pourrais-je faire pour remettre de la légèreté au niveau du cadre de mes services/accompagnements ?

3. Est-ce que mon marketing est le résultat d’une loyauté aux injonctions d’experts ou d’une vraie stratégie qui est à mon service, honore mon fonctionnement naturel et qui me permet d’être dans la pleine et libre expression de qui je suis ? Comment puis-je pratiquer un marketing qui est une extension de mon « art » et qui fait du bien à tout le monde ?

5. Piste #4 : Se sentir découragé.e par manque de résultats

C’est un gros morceau et une piste à ne pas négliger parce que le manque de résultats est bien plus courant qu’on ne veuille l’admettre. Il y a davantage d’entrepreneurs qui galèrent et ne vivent pas bien de leur activité, que de « Success Story ».

Sur les réseaux sociaux, il y a plus d’entrepreneurs qui t’expliquent comment ils ont réussi à faire un mois à 10 000 € ou un CA à 6 chiffres sur l’année, que ceux qui partagent en toute vulnérabilité qu’ils ne gagnent même pas un SMIC par mois, et que la seule chose qui les fait tenir, c’est leur persévérance, leur force morale, leur attachement à la liberté d’être et de créer à leur image, et la conviction que l’entrepreneuriat est le chemin initiatique sur lequel ils se devaient d’être, en bons mystiques des temps modernes.

Je me reconnais plutôt dans cette deuxième catégorie.

Se sentir découragé.e parce qu’on n’est pas au stade où on voudrait, en comparaison avec d’autres entrepreneurs qui ont commencé plus ou moins en même temps que nous, est complètement humain, mais aussi complètement inutile et stérile.

Cela ne fait pas du tout avancer le Schmilblick, et cela ne permet pas de trouver les ressources intérieures pour dépasser ce sentiment de découragement.

Qu’est-ce qui pourrait changer la donne alors ?

#1.  Se rappeler qu’une entreprise est une entité organique. Aucun arbre fruitier ne donne de fruits avant une bonne décennie. Pareillement, envisager de remplacer son ancien salaire par un CA immédiatement après avoir démarré son business est du fantasme pur. L’entrepreneuriat, c’est clairement plus un marathon qu’un sprint ! Et j’ai envie de dire que c’est tant mieux. Les succès fulgurants sont souvent ceux qui explosent en plein vol avec burn-out à la clé ou un déséquilibre dans la vie personnelle. Mieux vaut adopter la stratégie de la tortue que du lièvre ! C’est beaucoup plus réaliste, et surtout beaucoup plus satisfaisant sur la durée.

#2. Intégrer qu’un business a des cycles, pareils aux saisons : croissance, épanouissement, récolte, bilan. Des cycles donc de naissance, de mort, de renaissance. Dans ces moments-là, c’est important de laisser partir ce qui ne nous convient plus, plutôt que de s’y attacher inutilement. Demande à un arbre s’il déprime parce qu’il perd ses feuilles ! Donc c’est okay de se délester de choses qui ne nous mettent plus en joie ou ne sont plus à notre service, et de faire des switches dans son business !

#3. Savoir que pour chacun de ces cycles, ce qu’on y vit à l’intérieur est un chemin initiatique qui nous emmène d’un point A à un point B. Au milieu, il y a des prises de conscience, des épiphanies, des guérisons, des dépassements de plafond de verre, des croyances débuguées, des pensées limitantes désactivées.

#4. Reconnaître et être fier.e de tout le chemin déjà parcouru. Se rappeler qui on était au début de cette aventure et la façon dont on s’est déjà transformé. Faire l’inventaire de tout ce qu’on a déjà accompli et réussi à surmonter comme obstacles et challenges. Evaluer les ressources intérieures qu’on a activé et intégré de manière durable.

Le manque de résultats est pour moi la conséquence d’une non-écoute de soi. De créer à partir de son mental plutôt qu’à partir de son cœur ou de ses tripes.

  • De regarder trop ce que font les autres dans le même cœur de métier, plutôt que de se connecter à ce qui fait notre unicité, notre force, notre attractivité, en lien avec nos dons et zones de génie.
  • D’écouter trop les conseils et les stratégies des experts au détriment de notre intuition, de notre fonctionnement naturel et de ce vers quoi notre joie nous guide.
  • De ne pas avoir clarifié notre message-clé, notre perspective sur notre cœur de métier, pourquoi on le fait comme ça, et pas autrement, et se sentir en confiance et libre pour partager ces informations.
  • De s’empêcher de rayonner dans la pleine et libre expression de qui nous sommes par peur du rejet, de la critique, et du retour de bâton pour oser être puissant(e), aligné(e) et droit(e) dans sa vérité personnelle.
Action suggérée

Il est très facile d’oublier tout le chemin parcouru, mais pour savoir où l’on va, c’est important de se rappeler d’où l’on vient !

Ouvre une feuille blanche Word ou Google Doc, et essaie de répondre à ces cinq questions :

1. Au cours du trimestre/semestre/année qui vient de se terminer, qu’est-ce qui m’a fait me sentir bien ? Qu’est-ce qui m’a amené de la joie ?

2. Quelles sont les plus belles victoires que j’ai envie de célébrer ?

3. Quels challenges/obstacles ai-je réussi à dépasser dont je suis ultra fier(e) ?

 4. Quelles compétences (techniques ou en social skills) ai-je développé depuis mes débuts dans cette aventure ?

5. Dans quels aspects de mon business est-ce que je ne m’autorise pas encore à être pleinement moi ? De quoi ai-je peur ? Est-ce que cette peur est rationnelle, s’appuie sur des faits tangibles ? Ou prend-elle sa source dans une ancienne version de toi-même, qui est désormais obsolète ? Quels petits pas puis-je faire dès à présent, dans mon quotidien d’artiste/d’entrepreneur, pour dépasser cette peur et me permettre de passer à l’action plus sereinement ? 

Voilà ce que je voulais te partager aujourd’hui.

Que retiens-tu de cet article ? Quelles pistes as-tu envie de suivre ? Est-ce que tu identifies déjà des ajustements à mener dans ton business ?

J’espère en tout cas que cet article te permettra de mieux naviguer ce moment de découragement. De tout coeur avec toi !

Crédit photos : Diana Simumpande / Unsplash

Quoi faire quand on se sent découragé.e en tant qu'entrepreneur.e

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Les Story Letters sont des lettres mensuelles pour te partager ce qu’il se passe dans ma vie d’entrepreneure créative et dans ce que j’expérimente avec les auteur(e)s, les artistes et les entrepreneur(e)s que je côtoie ou accompagne. C’est un mélange de coaching, de partages d’expérience et de prises de conscience, toujours avec l’intention de t’apporter une perspective nouvelle sur l’art de vivre une vie créative joyeuse et jouissive.