Les hypersensibles au travail

Aujourd’hui, j’ai envie de discuter avec toi du manque de concentration chez les hypersensibles et ses conséquences : éparpillement, dispersion, procrastination.

Tu trouveras sûrement, sur le web, pleins d’autres conseils dédiés aux hypersensibles. Je ne peux que t’encourager à t’informer sur le sujet pour arrêter de te culpabiliser, de nourrir le narratif intérieur « Qu’est-ce qui cloche chez moi ? ».

Il n’y a rien qui cloche chez toi : tu as un fonctionnement naturel particulier, c’est tout !

Voyons ça !

Voici le sommaire de cet article :

1. Partage d’expérience d’un burn-out, directement lié à ma nature d’hypersensible.
2. Ce que dit la science sur les hypersensibles.
3. Comment cette disposition naturelle agit donc sur ta concentration dans ta vie pro et/ou créative ?
4. Mes 3 top conseils pour sortir de cette frustration permanente

1. Partage d’expérience : mon premier burn-out !

Je me rappelle encore mon tout premier burn-out. Je me rappelle de ce jour où mon corps et mon mental ont lâché en même temps. J’ai vu la détresse que me renvoyaient mes yeux dans le reflet du miroir. Ce jour-là, je ne me suis pas reconnue !

Ce moment venait clôturer six mois de mission en assistance administrative dans une société de gestion en patrimoine, à Paris. C’était un à-côté qui me permettait d’avoir un complément de revenus lorsque j’étais correctrice professionnelle.

Je ne sais pas si c’est souvent comme cela que cela se passe, mais je ne me suis rendue compte de rien… jusqu’à temps que cela se brise à l’intérieur.

Pourtant, cette mission semblait « facile » sur le papier : gestion des emails, facturation, gestion des rachats d’assurance-vie, scan des documents bancaires et financiers des clients, etc. Bref, de la paperasse administrative la plus basique. Comme j’ai géré des événements corporate et des tournages de films, franchement, pour moi, c’était fastoche.

Et pourtant, je suis tombée comme une mouche au bout de six mois.

Alors, qu’est-ce qu’il s’est passé ?

A l’époque, je me suis dit deux choses :

#1. Je suis une femme de projets. Alterner des tâches multiples, variées, ponctuelles, sans véritable but, ne me convient pas.
#2. Ces tâches d’un ennui mortel plombe mon être tout entier.

C’était un début de réponse, mais elle n’était pas suffisante. Et je suis repartie de cette mission avec une certaine perplexité, en n’ayant pas compris ce qu’il s’était joué.

Je ne me suis jamais vraiment posé la question de l’hypersensibilité pour moi. Je me savais sensible et émotive, oui, sans aucun doute, mais hypersensible, pas franchement.

La question se pose aujourd’hui, parce que j’attire dans ma communauté des personnes qui sont des hypersensibles, voire des empathes.

Et comme mon réflexe est d’aller voir ce qu’il se dit sur le sujet, je me suis rendue compte que je partageais beaucoup de leurs traits.

Surtout, cela m’a donné les réponses qui me manquaient pour comprendre ce premier épuisement professionnel.

2. Ce que dit la science sur les hypersensibles

L’hypersensibilité, c’est une prédisposition génétique. En anglais, les scientifiques nomment ça Sensory Processing Sensitivity. Le mot-clé ici, c’est sensory, qui veut dire « sensoriel ».

Comment cette sensorialité se traduit-elle ?

Les hypersensibles possèdent une profondeur dans leur façon d’intégrer et de processer toute information qui viendrait de l’extérieur (environnement) comme de l’intérieur (leur monde émotionnel), ce qui leur donne une capacité particulière d’apprentissage et de réflexion. Mais cela peut aussi les déstabiliser fortement quand il y a un trop-plein.

Iels sont facilement sur-stimulé(e)s par des déclencheurs externes liés aux cinq sens : odeurs fortes, environnement sonore trop bruyant, lumières vives, sensible aux textures de vêtements, environnement bondé de personnes ou de choses matérielles.

Iels possèdent également une réactivité émotionnelle (positive ou négative) plus haute que la moyenne, et sont très empathiques. Cela veut dire qu’iels vont capter des micro-expressions des visages, sentir les émotions des autres personnes ou ce qui les traversent, ne pas supporter d’assister ou de regarder des actes de violence, dans des films par exemple, ou au contraire, pleurer assez facilement par des scènes touchantes. Leurs neurones miroirs sont donc beaucoup plus performants que le reste de la population.

Enfin, les hypersensibles ont une grande sensibilité artistique, et c’est la raison pour laquelle on en trouve beaucoup chez les artistes !

Est-ce que tu te retrouves dans cette description ? Moi, oui !

Evidemment, tout le monde peut expérimenter une certaine forme de réaction face à ces stimuli, mais la particularité des hypersensibles fait qu’iels les vivent de manière plus exacerbée, jusqu’au point d’en être submergés et de rechercher un refuge en s’extrayant de leur environnement pour un temps.

Quelques exemples personnels dans lesquels tu peux te retrouver :
– Depuis toute petite, dans les repas familiaux avec beaucoup de personnes, je dois un moment donné m’extraire du groupe pour me poser seule dans un endroit au calme. Les conversations croisées m’ont toujours donné le tournis !
-Je ne supporte pas la laine sur ma peau. Le fameux pull qui gratte…
-Il est impossible pour moi d’entrer dans un magasin de parfums, type Séphora, où les odeurs fortes se mélangent. Direct, j’ai la nausée et je me sens agressée !
-Je ne me sens pas bien dans un train ou métro bondé. Claustro !
-La cacophonie urbaine (avec les différents types de son) m’est insupportable.
-Les open spaces et les espaces de co-working : trop de distractions !
-Je ne supporte pas la violence en général, et dans les films ou romans en particulier. Une des raisons pour laquelle je ne coache pas des projets d’histoires d’horreur ou de guerre.

Peut-être à ce stade de notre discussion, il est important de poser aussi ce que n’est PAS l’hypersensibilité :

-Ce n’est pas de l’introversion (il y a des hypersensibles extravertis),

-Ce n’est pas un désordre ou un trouble (type trouble de l’attention, hyperactivité, types d’autismes, etc.),

-Ce n’est pas réservé qu’aux femmes (les chiffres sont égaux).

-et surtout, ce n’est pas quelque chose que tu peux modifier chez toi.

Donc, aucun jugement à porter !

3. Comment cette disposition naturelle agit donc sur ta concentration dans ta vie pro et/ou créative ?

Tu l’auras compris : tout ce qui nous environne est propice à nous (sur-)stimuler et donc à nous détourner de l’attention qu’on porte à une tâche précise. Ce qui se traduit par ce que mes client(e)s articulent comme : de l’éparpillement, de la dispersion, de la procrastination, ou la sensation très désagréable de regarder la journée qui vient de s’écouler et de se rendre compte qu’on n’a pas fait grand-chose !

Je comprends, et je suis en compassion avec ça, parce que c’est exactement ce qu’il s’est passé pour moi lors de cette mission. Et je comprends maintenant pourquoi elle m’a retournée comme une crêpe :

  • Nous étions en open space, avec des conversations téléphoniques ou entre collègues permanentes, et un va-et-vient incessant : distractions en termes de bruits, de mouvements et d’échanges interpersonnels (donc émotionnels !)
  • Une de mes tâches étaient aussi d’aller ouvrir la porte aux clients qui venaient en rendez-vous. Cela veut dire que j’étais constamment interrompue dans ma concentration et la tâche en cours. Ce qui me demandait de réinvestir de l’énergie dessus à chaque fois, d’où un épuisement lent mais certain !
  • Une alternance de petites tâches sans lien les unes avec les autres, et qui supposent d’investir constamment de l’énergie sur une courte période.
  • Un discours intérieur (donc une forte réactivité émotionnelle négative) où je me flagellais d’avoir à faire ce job complémentaire alimentaire que je détestais profondément, en vérité.

Si le manque de concentration te provoque de l’éparpillement et de la dispersion, je t’invite à :

  1. Abandonner la culpabilité, et te redonner de l’amour, avant de ;
  2. Etudier ton environnement externe et interne, et identifier tes sources de distractions, puis de ;
  3. Faire un exercice fastidieux mais ô combien éclairant : par incrémentation de 30 mn, sur une journée de travail complète, observe à quoi tu as utilisé vraiment ton temps.

4. Mes 3 top conseils pour sortir de cette frustration permanente

Oui, tu penses bien que je n’allais pas te laisser ainsi !

Voilà ce qui est préconisé et que j’ai testé et qui fonctionne pour moi.

Conseil #1. Soigne ton environnement de travail pour qu’il soit serein et porteur pour toi.

Travailler depuis chez soi et/ou en espace partagé n’est pas toujours simple. Et on l’a vu pendant les confinements où tout le monde s’est retrouvé à la maison à faire du télétravail ou du télé-enseignement ! Deux pistes pour s’en sortir :

-Pose des limites claires, affirmées et saines avec ton entourage (je parle de membres suffisamment grands pour être autonomes et débrouillards !). Non, ils ne peuvent pas te demander n’importe quoi à n’importe quelle heure ! Si tu travaillais à l’extérieur ou en tant que salarié(e), les membres de ta famille n’auraient pas accès à toi aussi facilement. Cultive donc la rareté de ta présence ! Personnellement, j’ai dû batailler avec ma mère qui, sous prétexte que je travaillais depuis chez moi, pensait pouvoir m’appeler à n’importe quelle heure en pleine journée pour des sujets non urgents ! Bah, non !

-La clé, c’est la communication : informe ton entourage au préalable que de telle heure à telle heure, tu désires ne pas être dérangé(e), ou que tu es disposé(e) à répondre à leurs appels à partir d’une certaine heure seulement. Je ne dis pas que c’est facile et je ne dis pas qu’une seule fois suffira à leur faire comprendre ! Mais c’est aussi une question de respect pour soi, sans compter l’impact significatif que cela aura sur tes projets ou ton business.

-Si tu travailles en co-working ou en espace partagé, définis bien les tâches que tu veux accomplir au sein de cet espace. Cela peut être un formidable réservoir supplémentaire d’énergie (surtout si tu es un type non-énergétique en Human Design, tel que le Manifestor, Projector ou Reflector), mais ce n’est peut-être pas adapté à un travail profond, intellectuel ou créatif qui te demande de la concentration. Une parade qui fonctionne pour moi : écouter de la musique qui me fait du bien avec des écouteurs. Pour certains, cela les distrait et les déconcentre. Pour moi, cela me coupe du bruit ambiant un peu chaotique, et m’aide à me concentrer, voire à me connecter émotionnellement à une ambiance particulière quand j’écris, car j’utilise des musiques spécifiquement assemblées pour favoriser la concentration. YouTube regorge de vidéos de ce type.

Conseil #2. Mets en place une organisation qui apaise ton système nerveux d’hypersensible.

 

Réinstaure un cadre léger mais précis. Le non-cadre, c’est la voie royale pour disperser ton énergie. C’est comme être dans le cosmos : tu es partout et nulle part à la fois ! Tu peux, par exemple, décider du nombre de jours et d’heures que tu travailles par jour. Personnellement, j’ai des journées thématiques. Cela fonctionne pour moi en tout cas, car mon énergie fonctionne mieux sur des créneaux larges. Je ne suis pas du tout multi-tâches. J’ai réparti l’ensemble des aspects de mon business sur la semaine en gros blocs, et mes heures de coaching sont définis en termes de jours et d’horaires, pour me permettre d’avoir des journées qui suivent l’évolution de mon énergie.

-Dédie un temps pour tout. Dans mon planning de la semaine, il y a un temps dédié à chaque aspect de mon business bien sûr, mais aussi pour du repos, de l’activité sportive et des interactions sociales (qu’elles soient en ligne ou en présentiel). Si tu aimes naviguer sur les réseaux sociaux, pose-toi une limite avec un timer. Les réseaux sociaux, ce sont de vrais gouffres énergétiques. Chaque compte Facebook ou Instagram sur lequel tu surfes, c’est un bout de ton énergie qui y est posé et que tu laisses ! Après chaque surf sur les réseaux, pense à te faire un petit rituel de « déconnexion énergétique » et de recentrage.

-Ne sur-planifie pas tes journées. Hypersensible rime souvent avec intuitif. Le cadre – en définissant tes priorités de la semaine – est important pour canaliser ton énergie, mais te laisser la liberté de les exécuter au moment le plus opportun pour toi l’est tout autant. Pourquoi ? Parce que ton énergie et tes envies varient au cours de la semaine, et que c’est quelque chose que tu ne peux pas du tout anticiper ! Sans compter que tu as pu poser certaines tâches pour la semaine, mais le timing n’est pas encore bon (= ce n’est pas encore mûr !).

N’interrompe pas un travail profond avec des tâches superficielles. Cela perturbe le flot de ta concentration et ta créativité. Par exemple, si tu réponds à un email, à un sms ou une notification alors que tu es en train de travailler sur un projet qui demande toute ton attention, cela est énergétiquement drainant, et a un coût au niveau de ta productivité au fil de la journée. La solution ? Mets ton portable en sourdine, et coupe les notifs. Rien n’est vraiment urgent… sauf si c’est une urgence !

Automatise les tâches sur lesquelles tu n’as aucune valeur ajoutée ou qui puise de l’énergie pour rien. Notamment la prise de rendez-vous (les plateformes Calendly ou Acuity Scheduling sont à 15 € / mois environ, et franchement, cela vaut le coup !) Cela évite les ping-pongs d’emails pour décider du jour et l’heure d’un RDV. Idem pour la publication de tes posts sur les réseaux sociaux. Programme-les en utilisant une plateforme où tu peux regrouper jusqu’à 3 réseaux sociaux gratuitement pour publier en simultané (type Buffer ou Hootsuite).

 Fais des pauses sans culpabiliser. Parfois ne rien faire est la chose la plus productive que tu puisses accomplir ! Travailler sur un projet, ce n’est pas simplement être devant son écran d’ordinateur. Les moments de repos sont aussi propices à ce que ton intellect mouline dans son coin. Y aller au forcing n’a jamais aidé une création ou un projet à naître plus vite ! Donc, aller te promener, lire quelques chapitres d’un bon roman, regarder un épisode de ta série Netflix préférée, aller retrouver un(e) pote à la terrasse d’un café et profiter du soleil ou faire la même chose dans ton jardin : oui, oui et re-oui !

Conseil #3. Elabore un plan d’actions réaliste

Définis deux ou trois projets par tranche de trois mois, pas plus. C’est la pratique que j’expérimente depuis plus d’un an et demi, ce qui me permet d’avancer vraiment dans mes projets. En tant que solo-entrepreneur(e), tu ne peux pas être partout, donc définis tes projets selon les priorités pour ton business ou ton épanouissement perso/pro (écrire un livre, travailler sur ta découvrabilité/visibilité, écrire les pages de ton site web, préparer un workshop, une formation, une exposition, une collection, etc.), plutôt qu’essayer de jongler avec tout au quotidien, ce qui peut créer la sensation que tout prend trois siècles pour avancer et se concrétiser !

Elabore un plan d’action avec des objectifs réalisables et mesurables pour chacun de tes projets. Ne surestime ou ne sous-estime pas la quantité de travail que tu peux effectuer dans ce laps de temps. L’hypersensibilité nous rend aussi très exigeants, et l’auto-critique est assez facile pour nous lorsqu’on n’a pas atteint des objectifs qui n’étaient pas réalisables dès le départ ou parce qu’on a baillé aux corneilles. Le fouet ou le martinet, c’est bon ! Place à la douceur et au slow working en conscience !

Crée une to-do list aussi précise et spécifique que possible. Après avoir défini tes deux ou trois projets pour le trimestre, pose un plan d’actions très précises. Un énoncé trop vague ou trop large n’aide pas à canaliser ton énergie et favorise l’inaction. Un exemple pour une accompagnante : si tu veux travailler ta communication au cours du trimestre, ne mets pas en action « communiquer plus régulièrement sur les réseaux sociaux ». D’ailleurs, c’est un objectif, pas une action. Une action serait : « Je documente mes RDV clients. Détails : Après chaque RDV client, je note dans un journal ce avec quoi la personne est arrivée, qu’est-ce qu’on a mis au jour ensemble comme schéma/comportement et quels outils/conseils d’implémentation je lui ai donnés. Voir si une thématique récurrente émerge sur plusieurs rdvs => j’en fais un contenu de valeur assez conséquent (article de blog ou newsletter) pour cette niche (profil spécifique de personnes qui partagent les mêmes problématiques), puis => Je découpe et recycle pour mes réseaux sociaux. » C’est précis et c’est actionnable.

Découpe ta to-do list en petites actions, et complète-les un petit peu chaque jour. Les hypersensibles sont particulièrement enclins à se sentir submergés lorsqu’ils sont confrontés à des tâches larges. Cela génère chez eux une vraie angoisse. Si tu déplaces ton focus sur la petite tâche et non sur l’énorme montagne à gravir, non seulement tu diminues ton anxiété, mais ce gros projet commence aussi à prendre forme sous tes yeux.

Observe un temps de « décompression » entre deux tâches. Le multi-tasking est valorisé aujourd’hui, surtout dans les entreprises. En réalité, notre cerveau n’est pas adapté pour cela. Pour nous, les hypersensibles, il l’est encore moins ! Sophie Leroy, professeur associé à la School of Business de l’université de Washington Bell, et spécialisée dans les causes et conséquences des interruptions sur la régulation de l’attention et la performance au travail, dit d’ailleurs qu’à chaque fois qu’on passe d’une tâche à une autre, un « résidu » de notre attention reste sur la tâche précédente (qu’elle soit toujours en cours ou finalisée). Dit autrement, parce qu’une fraction de notre attention sera encore allouée à la tâche précédente, on produira un travail de qualité moins bonne, voire médiocre, sur cette nouvelle tâche, et on la complètera beaucoup moins vite aussi. Ce que dit Sophie Leroy, c’est que nous devrions arrêter de penser à la tâche qu’on vient de laisser, avant de pouvoir passer à la suivante. Observer donc un temps de décompression, de pause ou de repos semble être un bon moyen de recouvrer la totalité de notre attention.

Voilà ce que je voulais te partager aujourd’hui ! As-tu déjà mis en place des astuces que j’ai partagées plus haut et qui fonctionnent bien pour toi ? Est-ce qu’il y en a d’autres que tu aurais envie d’expérimenter ?

Pour aller plus loin sur le sujet, j’ai identifié deux ouvrages intéressants :

Crédit photos : Daiga Ellaby ;  Julia Kicova/ Unsplash.

Pourquoi les hypersensibles manquent de concentration
Mes trois conseils en productivité et organisation pour les hypersensibles

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Les Story Letters sont des lettres mensuelles pour te partager ce qu’il se passe dans ma vie d’entrepreneure créative et dans ce que j’expérimente avec les auteur(e)s, les artistes et les entrepreneur(e)s que je côtoie ou accompagne. C’est un mélange de coaching, de partages d’expérience et de prises de conscience, toujours avec l’intention de t’apporter une perspective nouvelle sur l’art de vivre une vie créative joyeuse et jouissive.