Pourquoi le storytelling est des outils le plus puissant-new

C’est toujours très satisfaisant quand tu lis les écrits de quelqu’un, qui a une certaine crédibilité ou rayonnement dans un domaine d’expertise, et qui valide complètement une intuition que tu avais sur un sujet donné.

Tu as déjà vécu ça ?

Dieu que ça fait du bien ! Non, pas parce que cela gonfle l’égo, mais parce qu’une partie de toi se sent pleinement reconnue dans la vision que tu as de ton métier ou ton art, et qui sort un peu des sentiers battus.

Je viens de vivre un de ces moments, ce mois-ci, grâce au dernier livre de Franck Lopvet, Ton autre vie, que j’ai lu avidement et que je te recommande.

J’ai toujours cru au pouvoir extraordinaire des histoires. Pour moi, on ne pourrait pas vivre sans. Les histoires sont le reflet de nos existences ; elles nous éclairent sur notre nature profonde d’âme humaine incarnée, et nous offrent des clés pour naviguer socialement et émotionnellement dans nos vies.

Naturellement, les Storytellers sont donc des artistes essentiels à notre équilibre émotionnel et psychique. Ce n’est pas pour rien que je les appelle des Conteurs-Guérisseurs.

Je les considère comme des chamans des temps modernes qui observent le monde et écoutent le pouls de cette humanité dans ses joies et ses peines, ses fulgurances et ses turbulences, ses éclairs de génie et ses errances.

Ainsi, considérer les histoires comme un simple outil de divertissement est un non-sens. Pire, cela donne caution à des projets artistiques dont la seule utilité est de nous faire oublier notre réalité pour passer un bon moment et, si possible, pas trop nous faire réfléchir.

Je ne suis pas d’accord avec ça.

Avec les temps chaotiques que nous vivons actuellement, où nos libertés sont menacées, où toute démonstration de discernement et de reprise de souveraineté est considérée comme un acte déviant, la dernière chose à faire est bien de nous dissocier de notre réalité et de siphonner notre énergie vitale à visionner des œuvres médiocres.

Le temps est venu de pratiquer un storytelling conscient, et si possible éthique, pour accompagner cette humanité en profonde mutation.

    Les dernières recherches en neurosciences appliquées au storytelling ont mis au jour que le cerveau envisageait les histoires comme des « kits de survie ». En annulant dans le cerveau la partie qui sait que c’est de la fiction, le storytelling nous permet en tant qu’humain de vivre des expériences émotionnelles « en temps réel », c’est-à-dire que les zones du cerveau activées sont les mêmes que si nous vivions la problématique du Héros/de l’Héroïne pour de vrai.

    Voir les personnages lutter pour se sortir de leurs problématiques, trouver des stratégies pour vaincre l’adversité et atteindre leurs objectifs, est considéré par notre cerveau comme des données fiables à utiliser « au cas où il nous arriverait la même tuile » !

    Mais ce que je viens de découvrir dans le livre de Franck Lopvet, c’est un niveau encore plus profond de la fonction d’une histoire.

    Selon Franck, les scènes d’un roman ou d’un film, de par leur intensité émotionnelle, sont des stimuli qui permettent à nos corps de libérer des émotions bloquées dans nos mémoires cellulaires et constituent donc un outil formidable de guérison et de thérapie.

    Je rembobine le fil et t’explique comment il arrive à cette vision (Franck est clairvoyant et sent les structures énergétiques des gens).

    Il part du principe qu’une émotion est une information recueillie par nos sens. Nous sommes donc dans un état émotionnel perpétuel étant donné que nous sommes constamment soumis à un flot d’informations que nos sens perçoivent.

    Dit autrement, on est continuellement traversé de multiples émotions, de différentes intensités.

    Sauf qu’il y a un hic !

    Est-ce que toi aussi tu as entendu des phrases du genre :

    « Pourquoi tu pleures ? » « J’sais pas ! ». « Eh bien, tais-toi alors, ou je vais te donner une bonne occasion de pleurer ! »

    Ou bien :

    « C’est pas beau de pleurer. Tu vois, ton cousin, lui, il ne pleure pas. Il est sage. »

    Ou encore :

    « Mais c’est pas grave, ne te mets pas dans des états pareils ! Un(e) de perdu(e)s, dix de retrouvé(e)s ! ».

    Si on traduit correctement toutes ces phrases, cela donne :

    « T’es mignon(ne), mais tes émotions me dérangent, et je ne sais pas quoi en faire. Donc, fais-moi plaisir, tais-toi, et passe à autre chose ! »

    On a donc appris depuis notre enfance à ne pas déranger les autres avec nos états d’âme. Que laisser s’exprimer librement nos émotions, c’est de l’enfantillage. Donc, poker face !

    Eh bien, non ! Laisser libre court à nos émotions, c’est de la bonne santé énergétique et cellulaire !

    Pour Franck, le corps est comme un câble conducteur, équipé de capteurs très sensibles. L’émotion, c’est de l’énergie en mouvement (e-motion = energy in motion), un courant électromagnétique informé, qui est censé nous traverser, c’est-à-dire, arriver par le bas de notre tube et être expulsé par le haut. Avec fluidité, comme l’eau d’un robinet. Sans entrave.

    Sauf que, et tu l’auras compris, quand une émotion est trop intense pour notre câble (le voltage est trop haut et menace de tout griller) ou quand une émotion s’arrête en cours de route parce qu’il y a blocage, jugement, dénigrement, et tutti quanti, eh bien, tout ça fait un sacré embouteillage, digne d’un vendredi soir sur le périf parisien !

    Toutes ces émotions coupées dans leur élan forment des petites capsules d’énergie cristallisées qui viennent s’agglomérer dans nos corps et nos cellules. Et à terme, c’est ce qui provoquent des maladies.

    Chaque émotion ayant une fréquence vibratoire unique (le spectre des émotions est bien plus large que les émotions intenses que nous savons reconnaître), il faudra que la personne rencontre une situation de vie qui génère une émotion de même fréquence, pour la libérer.

    Et je te remets la phrase-clé de mon explication plus haut : « le storytelling nous permet en tant qu’humain de vivre des expériences émotionnelles en temps réel, c’est-à-dire que les zones du cerveau activées sont les mêmes que si nous vivions la problématique du Héros/de l’Héroïne pour de vrai. »

    Vois-tu la formidable opportunité que représente une bonne histoire ?

    Vois-tu donc l’impact positif que tu peux avoir sur quelqu’un qui fait l’expérience de tes écrits, que tu utilises le storytelling pour écrire des récits ou que tu l’utilises pour ton business ?

    Tu vois, tu es guérisseur(euse), et tu ne le savais peut-être même pas !

    Bah, voilà, c’est fait ! Dorénavant, tu le sais ! Tu sais que tu as cet outil super puissant entre les mains.

    Mais qui dit puissance, dit responsabilité. Alors, comme dirait Dumbledore : « Fais-en bon usage ! »

    A toi de jouer maintenant !

     

    Crédit photo © Carole Bouché

    Pourquoi le storytelling est un outil puissant - Epingle Pinterest

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