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L’entrepreneuriat, ce n’est pas toujours une sinécure. Parfois, on est découragée, épuisée, à deux doigts de tout foutre en l’air et à se surprendre à lorgner sur les offres d’emploi.

On se sent dans une spirale infernale, et on a l’impression de subir davantage notre entreprise que de kiffer notre quotidien.

Ces moments vulnérables et inconfortables font partie du chemin et de l’évolution même de ton entreprise. 

Ils sont surtout le signe que tu as perdu ta joie, et qu’il est temps de regarder attentivement ce qu’il se joue, de faire le bilan pour poser la bonne analyse et prendre les actions nécessaires.

Comme j’ai vécu à plusieurs reprises ces moments, voici ma perspective sur le sujet. 

J’ai envie aujourd’hui de te partager comment mieux naviguer ces ressentis, déjà pour te dire que tu n’es pas seule à les vivre, et t’offrir des pistes de réflexions si tu vis un moment identique.

1. Reconnaître ces cycles et respirer les émotions vécues

Le plus important est de reconnaître ces moments comme des cycles de croissance et faisant partie d’un voyage initiatique de l’entrepreneuse que tu es. Tu sais, un peu comme quand on grandissait. La poussée des os, c’est ultra douloureux. Ici, c’est la même chose mais en version business !

L’erreur serait de succomber aux émotions négatives qui te traversent, tomber dans un gouffre d’auto-sabotage, et jeter le bébé avec l’eau du bain.

Il y a quelques années, quand cela arrivait, je me surprenais à regarder des offres d’emploi dans mon domaine pour éventuellement repartir dans la (fausse) sécurité du salariat. Et puis très vite, une voix en moi montait et me disait : « Non, mais, tu sais bien que ce n’est pas du tout ce que tu veux. Rappelle-toi pourquoi tu as pris ce chemin. »

Et effectivement, je me reconnectais aux choix et décisions qui avaient motivés cette prise de risque d’être entrepreneure (parce que c’en est une !).

Aujourd’hui, quand je vis ces moments, je n’ai plus ce réflexe. Je me laisse traverser par toutes les émotions liées à cette démotivation et ce découragement. Je ne les contrôle pas, je ne les analyse pas tout de suite. Je laisse juste faire. Je respire dedans.

Pourquoi ? Parce que je sais que ces moments arrivent toujours quand je suis en train de dépasser un plafond de verre, quand quelque chose n’est plus tout à fait aligné ou quand une prise de conscience est sur le point d’émerger.

Puis, quand l’émotion est vécue et transmutée, c’est là que l’analyse peut se faire. Car la clarté d’esprit ne peut s’installer que dans une stabilité émotionnelle.

Ces moments sont tout aussi importants que ceux où on l’est en pleine possession de nos moyens, où tout roule et où tout est fluide. Tels des messagers, ils annoncent toujours un nouveau cycle de transformation.

Où regarder pour transformer cette prise de conscience en stratégie actionnable ?

Voici quatre pistes à explorer.

2. Piste #1 : Faire quelque chose de complètement différent

C’est la moins bonne piste à suivre et pourtant, c’est pourtant celle-ci qu’on envisage souvent en premier. Tu sais, ce sentiment d’en avoir marre de ton métier, l’impression d’en avoir fait le tour au point que tu rêves de faire quelque chose de complètement différent.

Alors, tu te surprends à regarder les offres d’emploi, à lorgner sur des formations diplômantes dans un domaine qui te passionne ou que tu trouves hyper attractif « sur le papier », ou à vouloir changer complètement l’audience de tes accompagnements.

Ce dont je parle ici, ce n’est pas ajouter une corde à ton arc pour enrichir ta pratique ni les évolutions naturelles d’une entreprise. Ce sont les switches complets de business et de services.

C’est assez symptomatiques des hauts potentiels et des personnes multi-passionnées qui apprennent vite à maîtriser un métier, mais qui s’en lassent tout aussi rapidement. Les personnes curieuses de nature affectionnent tout particulièrement l’étude et l’apprentissage.

Je fais partie de ces personnes multi-potentielles. A ce jour, et en 24 ans, j’ai eu 5 métiers : chargée de communication, chargée de production audiovisuelle, correctrice professionnelle, coach littéraire et maintenant coach business.

Alors, oui, j’ai suivi mes élans, me suis enrichie de compétences, ai vécu de belles expériences, mais mon désir aujourd’hui est de bâtir un vrai patrimoine d’entreprise pour impacter positivement et durablement.

Même si j’y vois une certaine forme de continuité et de fil rouge, je suis fatiguée de toujours brûler les ponts derrière moi et de recommencer sans cesse à zéro en réinventant l’eau chaude à chaque fois !

Si tu te reconnais aussi dans ce portrait, je te propose d’explorer trois meilleures pistes pour « retomber en amour » avec ton business.

Peut-être qu’il y a un changement à faire dans ce que tu fais ? Peut-être c’est la manière dont tu le fais qui ne te convient plus ? Ou encore est-ce le manque de résultats qui te plombent les ailes, ce qui nécessite de poser un autre regard et voir ce qui bloque ton succès ?

Regardons ces trois meilleures pistes en détail.

3. Piste #2 : Changer ce que tu fais au sein de ton business

La majorité des entrepreneuses qui démarrent pensent que ce qui fait le succès d’un business, c’est le marketing. Créer du contenu et être ultra présente sur les réseaux sociaux. Pour moi, c’est la partie visible de l’iceberg, mais c’est une petite partie. Cela participe au rayonnement de ton activité, mais ça ne fait pas tout. Ce qui soutient la rentabilité de ton business, et je le tiens d’un coach marketing canadien reconnu dans son domaine d’expertise, c’est ton business model : tes offres et services, et comment tu les délivres.

Et je rajouterais aussi que c’est ta capacité à maintenir une énergie constante et pérenne sur la durée. Soutenir cette fameuse fréquence énergétique, qui est magnétique pour ton audience. J’ai remarqué que je n’attirais pas de clients lorsque mon énergie était vraiment au ras des pâquerettes. Pourquoi ? Parce que la vie ne m’envoie rien qui puisse aggraver la situation ! Prendre soin de notre écologie intérieure et recharger nos batteries est donc essentielle pour notre entreprise.

Ainsi, questionne si ton business model est vraiment soutenant pour toi, sur le plan de la rentabilité et de ton énergie. Est-ce que tes offres sont alignées à ce que tu veux faire vraiment et à ce qu’ont besoin tes clients idéaux ?

Pour te faire un partage d’expérience, j’ai eu envie plusieurs fois de tenter les accompagnements de groupe en coaching. D’abord, parce que je crois en la force et la magie du collectif. Puis, parce que, en tant que Coach business, cela me permet de mutualiser les conseils plutôt que de les répéter individuellement à chacun. J’y voyais un gain d’énergie intéressant. Cela partait donc d’une vraie réflexion, sauf que…

En tant que Projector en Human Design, soutenir un groupe et soutenir un individu, ce n’est pas la même exigence au niveau énergétique pour moi. Mon aura de Projector est bien plus efficace et impactant lorsque je peux donner toute mon attention à une seule cliente, qui se sent vue, reconnue et soutenue dans ses difficultés. Ou alors, à un tout petit groupe (5-7 personnes environ), pour allouer un temps de qualité à chacune.

Donc, c’est important de te poser les bonnes questions.

  • Est-ce que tu fais du groupe alors que tu pourrais bien mieux mutualiser tes connaissances/ton expertise via des formations en ligne, te créant ainsi des revenus passifs tout en dégageant du temps pour autre chose ?
  • Est-ce que tu t’épuises à faire un accompagnement 1 :1 sur une longue période, alors que tu es plus percutante sur des sessions uniques ?
  • Si tu es artiste, est-ce que tu offres une création sur-mesure alors que tu pourrais mieux diffuser ton territoire artistique en créant des pièces uniques ou des collections éphémères que tu vendrais ensuite ?

Un autre aspect qu’il est important de regarder aussi, c’est l’administration et tous les systèmes et automatisations que tu peux mettre en place sur des tâches sur lesquelles tu n’as aucune valeur ajoutée, mais qui te demandent quand même de fournir de l’énergie.

Je pense notamment à la prise de tes rendez-vous directement en ligne, à la publication et programmation simultanée de ta communication sur plusieurs réseaux sociaux ou pour ta newsletter, déléguer certains aspects de ton business que tu n’aimes pas ou sur lesquels tu n’as pas d’expertise/vrais talents (assistante administrative, webdesigner, copywriter, community manager, etc.). Imagine toute l’énergie que tu pourrais récupérer pour l’allouer à ton cœur de métier !

Exercice d’auto-coaching

Ouvre une feuille blanche Word ou Google Doc, et essaie de répondre à ces deux questions :

1. Au cours du trimestre/semestre/année qui vient de se terminer, qu’est-ce qui ne m’a apporté aucune joie ? Quels ont été mes plus gros challenges et/ou mes plus grosses déceptions ? Et quels enseignements j’en ai retiré ?

2. Comment se répartit mon chiffre d’affaires sur l’ensemble de mes offres ? Quelles offres sont les plus plébiscitées (et/ou celles que je prends plaisir à en faire la promotion et/ou à exécuter) ? Quelles offres ne décollent pas (et/ou celles que je ne prends pas plaisir à marketer et/ou à exécuter) ?

Puis à l’analyse de tes réponses, prendre la décision d’arrêter, mettre en pause ou de revoir la façon dont tu délivres tes offres (= le cadre), ou de questionner si tu pratiques un marketing qui te ressemble, qui est notre prochaine piste.

Pour pouvoir faire cette prise de recul, il est conseillé d’avoir testé une offre au moins sur un trimestre.

 

4. Piste #3 : Changer la manière dont tu fais les choses

Parfois, ce qui nous amène à être déconnectée de notre business ou notre cœur de métier au point d’en être dégoûtée est la manière dont nous délivrons nos services et accompagnements.

J’ai rencontré cette problématique à mes débuts de coach littéraire. La plupart des éditrices freelances et coaches littéraires offrent des lectures critiques de manuscrit. Donc, j’ai proposé le même service. Sauf que je n’aime pas cet exercice éditorial.

D’abord parce que cela nécessite de communiquer à l’auteur.e une grosse quantité d’informations (y compris les mauvaises nouvelles !) à digérer en un seul bloc et à processer pour que l’analyse puisse être transformée en actions concrètes et efficaces au niveau du manuscrit.

De mon côté, j’ai trouvé l’exercice très lourd, fastidieux, long, énergétiquement plombant, car j’anticipais sûrement les mauvaises nouvelles à annoncer, ce qui ne m’amenait aucune joie, même si je savais que cela faisait partie du job et que c’est ce qu’attendait un.e auteur.e pour avancer sur son manuscrit.

Quand ça s’était vu, je me suis demandé comment fournir un travail d’analyse de qualité tout en évitant à mes clients d’être découragés à l’avance par l’ampleur de la tâche à accomplir, et de ressentir du plaisir et de la joie dans mon métier. C’est grâce à cette prise de conscience que j’ai fait ensuite le choix de me positionner sur le développement d’une histoire, peu importe l’avancée de l’auteur.e sur son projet.

L’autre aspect que tu peux regarder aussi, c’est la façon dont tu pratiques ton marketing. On peut facilement faire fausse route en écoutant un peu trop religieusement les conseils des coaches business ou autres experts en marketing : être régulière, constante, présente plusieurs fois par semaine, avoir une ligne éditoriale bien définie, une stratégie, un plan média, faire de la pub, etc.

Pff, rien que de l’écrire, ça m’épuise déjà !

Mais surtout, est-ce que c’est juste ? Quels canaux sont vraiment pertinents pour ton business ? Est-ce aligné à ton processus créatif et à ton fonctionnement naturel ? Est-ce que c’est naturel pour toi ou tu sens à l’avance que cela va te demander de fournir une énergie de dingue ?

Quand je me suis posée la question, je me suis appuyée sur mon Human Design.

En Human Design, j’ai le profil 4/6.

La ligne 4, son nom officiel est l’Opportuniste. Mais c’est l’archétype même du réseauteur. C’est un profil qui est là pour créer du lien et des relations profondes dans la durée. Mes meilleures opportunités – que ce soit au niveau perso ou pro – se font grâce et au sein de mon entourage et de mon réseau pro (c’est d’ailleurs comme cela que j’ai pu trouver facilement et rapidement un appartement en Ariège).

La ligne 6, c’est le Role Model. Celui qui expérimente d’abord, puis qui est en haut de la montagne et qui observe le monde (intérieur/extérieur), puis qui guide les autres, fort de son expérience.

Ma stratégie en tant que Projector est d’attendre la reconnaissance (=vibratoire, s’entend) et l’invitation. Parce que j’ai une aura pénétrante et que je vois des choses que les personnes ne voient pas sur elles-mêmes, il est énergétiquement plus correct pour moi d’attendre le feu vert de la personne pour que je puisse pénétrer son champ énergétique et de lui partager ce que je vois. Si je n’attends pas cette permission (verbale ou dans le subtil), mes conseils sont, au mieux, non pris en compte ; au pire, très mal accueillis et rejetés d’emblée avec un sentiment de « Mais de quoi elle se mêle ? ». Pas super, comme ressenti !

Cela veut dire quoi en termes marketing ?

Cela veut dire que cela ne sert à rien pour moi de parler à des inconnus, donc à pratiquer un marketing « froid » (démarcher directement des prospects). J’ai besoin que les gens me connaissent personnellement pour pouvoir être invitée à les accompagner. Être dans le forcing me desservirait, serait contre-productif et m’épuiserait sans que je n’aie des résultats satisfaisants. Donc découragement et amertume à la clé !

Ma meilleure stratégie est de partager un maximum mes connaissances, sans attentes ni agenda, sur mon cœur de métier, sur ce qui m’anime, sur ce que j’observe dans mon cheminement d’entrepreneure et femme créative, et attendre que cela résonne auprès de mon audience, qui sera en mesure de me reconnaître comme la meilleure ressource pour les accompagner.

Puis, écouter mon autorité intérieure, qui est émotionnelle, pour sonder si j’ai envie de cette collaboration. Si c’est le cas, fournir un travail qualitatif pour que ces clients parlent de moi autour d’eux et fassent mon marketing à ma place !

Sur cet aspect aussi de ton business, il est important de sonder en toi si tu pratiques un marketing qui te ressemble vraiment, qui est fluide, énergétiquement correct pour toi. Donc un marketing efficace. Un marketing qui t’épuise, où tu as l’impression d’être inauthentique, ne peut pas être considéré comme efficace.

Peut-être est-ce plus à ton service de publier en mode spontané plutôt que d’avoir une ligne & stratégie éditoriales ? Peut-être serais-tu plus productive en écrivant plusieurs posts à l’avance et en les programmant, parce que ton énergie est plus optimale sur des gros créneaux de 2-3 heures, plutôt que d’essayer d’être présente et réguliere plusieurs fois par semaine ?

Exercice d’auto-coaching : 

Ouvre une feuille blanche Word ou Google Doc, et essaie de répondre à ces cinq questions :

1. Est-ce que la façon dont je délivre mes services ou mes accompagnements participe à ce ressenti de lourdeur et de découragement ? Qu’est-ce qui me plombe tout particulièrement ?

2. Que voudrais-je repenser ou faire différemment pour m’amener plus d’entrain ? Que pourrais-je faire pour remettre de la légèreté au niveau du cadre de mes services/accompagnements ?

3. Est-ce que mon marketing est le résultat d’une loyauté aux injonctions d’experts ou d’une vraie stratégie qui est à mon service, honore mon fonctionnement naturel et qui me permet d’être dans la pleine et libre expression de qui je suis ? Comment puis-je pratiquer un marketing qui est une extension de mon « art » et qui fait du bien à tout le monde ?

4. Quels sont les modes d’expression (écrit, audio, vidéo) qui sont faciles pour moi (= ne me prennent pas trop d’énergie) et qui me donnent du plaisir ?

5. Où est véritablement mon audience sur les réseaux sociaux ? Quels sont les 2-3 canaux les plus pertinents ?

5. Piste #4 : Se sentir découragée par manque de résultats

C’est un gros morceau et une piste à ne pas négliger parce que le manque de résultats est bien plus courant qu’on ne veuille l’admettre. Il y a davantage d’entrepreneuses qui galèrent et ne vivent pas bien de leur activité, que de « Success Story ».

Sur les réseaux sociaux, il y a plus d’entrepreneuses qui t’expliquent comment elles ont réussi à faire un mois à 10 000 € ou un CA à 6-7 chiffres sur l’année, que celles qui partagent en toute vulnérabilité qu’elles ne gagnent même pas un SMIC par mois, et que la seule chose qui les fait tenir, c’est leur persévérance, leur force morale, leur attachement à la liberté d’être et de créer à leur image, et la conviction que l’entrepreneuriat est le chemin initiatique sur lequel elles se devaient d’être, en bons mystiques des temps modernes.

Je me reconnais plutôt dans cette deuxième catégorie dans le sens où mon évolution personnelle et mon épanouissement professionnel ont toujours été mes deux forces motrices, bien plus que d’atteindre un certain palier de CA.

Te sentir découragée parce que tu n’es pas au stade où tu voudrais, en comparaison avec d’autres entrepreneuses qui ont commencé plus ou moins en même temps que toi, est complètement humain, mais aussi complètement inutile et stérile.

Cela ne fait pas du tout avancer le Schmilblick, et cela ne te permet pas de trouver les ressources intérieures pour dépasser ce sentiment de découragement.

Qu’est-ce qui pourrait changer la donne alors ?

#1.  Te rappeler qu’une entreprise est une entité organique. Aucun arbre fruitier ne donne de fruits avant une bonne décennie. Pareillement, envisager de remplacer ton ancien salaire par un CA immédiatement après avoir démarré son business est évidemment possible mais ce n’est pas la norme, et ça demande de poser des actions fortes dès le départ. L’entrepreneuriat, c’est clairement plus un marathon qu’un sprint ! Et j’ai envie de dire que c’est tant mieux. Les succès fulgurants sont souvent ceux qui explosent en plein vol avec burn-out à la clé ou un déséquilibre dans la vie personnelle. Mieux vaut adopter la stratégie de la tortue que du lièvre ! C’est beaucoup plus réaliste, et surtout beaucoup plus satisfaisant et écologique sur la durée.

#2. Intégrer que ton business a des cycles, pareils aux saisons : croissance, épanouissement, récolte, bilan. Des cycles donc de naissance, de mort, de renaissance. Dans ces moments-là, c’est important de laisser partir ce qui ne te convient plus, plutôt que de t’y attacher inutilement. Demande à un arbre s’il déprime parce qu’il perd ses feuilles ! Donc c’est okay de te délester de choses qui ne te mettent plus en joie ou ne sont plus à ton service, et de faire des ajustements dans ton business !

#3. Savoir que pour chacun de ces cycles, ce que tu y vis à l’intérieur est un chemin initiatique qui t’emmène d’un point A à un point B. Au milieu, il y a des prises de conscience, des épiphanies, des guérisons, des dépassements de plafond de verre, des croyances débuguées, des pensées limitantes désactivées.

#4. Reconnaître et être fiere de tout le chemin déjà parcouru. Te rappeler qui tu étais au début de cette aventure et la façon dont tu t’es déjà transformée. Faire l’inventaire de tout ce que tu as déjà accompli et réussi à surmonter comme obstacles et challenges. Evaluer les ressources intérieures que tu as activé et intégré de manière durable.

Le manque de résultats est pour moi la conséquence d’une non-écoute de soi. De créer à partir de son mental plutôt qu’à partir de son cœur ou de ses tripes.

Cela peut se traduire par :

  • Regarder trop ce que font les autres dans le même cœur de métier, plutôt que de te connecter à ce qui fait ton unicité, ta force, ton attractivité, en lien avec tes dons et zones de génie.
  • D’écouter trop les conseils et les stratégies des experts au détriment de ton intuition, de ton fonctionnement naturel et de ce vers quoi ta joie te guide.
  • De ne pas avoir clarifié ton message-clé, ta perspective sur ton cœur de métier, pourquoi tu le fais comme ça, et pas autrement, et te sentir en confiance et libre pour partager ces informations.
  • De t’empêcher de rayonner dans la pleine et libre expression de qui tu es par peur du rejet, de la critique, et du retour de bâton pour oser être puissante, alignée et droite dans ta vérité personnelle.
Exercice d’auto-coaching

Il est très facile d’oublier tout le chemin parcouru, mais pour savoir où l’on va, c’est important de se rappeler d’où l’on vient !

Ouvre une feuille blanche Word ou Google Doc, et essaie de répondre à ces cinq questions :

1. Au cours du trimestre/semestre/année qui vient de se terminer, qu’est-ce qui m’a fait me sentir bien ? Qu’est-ce qui m’a amené de la joie ?

2. Quelles sont les plus belles victoires que j’ai envie de célébrer ?

3. Quels challenges/obstacles ai-je réussi à dépasser dont je suis ultra fière ?

4. Quelles compétences (techniques ou en social skills) ai-je développé depuis mes débuts dans cette aventure ?

5. Dans quels aspects de mon business est-ce que je ne m’autorise pas encore à être pleinement moi ? De quoi ai-je peur ? Est-ce que cette peur est rationnelle, s’appuie sur des faits tangibles ? Ou prend-elle sa source dans une ancienne version de moi-même, qui est désormais obsolète ? Quels petits pas puis-je faire dès à présent, dans mon quotidien d’artiste/d’entrepreneuse, pour dépasser cette peur et me permettre de passer à l’action plus sereinement ?

Voilà ce que je voulais te partager aujourd’hui.

Que retiens-tu de cet article ? Quelles pistes as-tu envie de suivre ? Est-ce que tu identifies déjà des ajustements à mener dans ton business ?

J’espère en tout cas que cet article te permettra de mieux naviguer ce moment de découragement. De tout coeur avec toi !

Crédit photos : Hannah Gullixson / Unsplash